
Nous retrouvons l'esprit de "The Great Gatsby" dès les premières pages, les fêtes se succèdent mais très rapidement derrière l'impression de légèreté, nous découvrons des fêlures dans les personnages chez qui l'alcool devient vite un poison. Fitzgerald est l'écrivain de la "génération perdue", de ces américains combattants de la "grande guerre", restés en France profiter d'un taux de change particulièrement intéressant et y mener une vie douce . Nourri de sa propre expérience, il dresse le portrait intime du couple qui se brûle les ailes, Zelda sa femme est son inspiration. Le roman gagne en puissance, l'écrivain est au sommet de son art il touche au sublime en nous dévoilant sans doute sa propre douleur. C'est aussi un témoignage sur le milieu de la psychiatrie en pleine révolution où le malade semble parfois être un champ d'expérimentation. C'est un chef d’œuvre!
Le roman terminé, nous sommes tentés de nous replonger dans sa première partie, munis des clés délivrées par la suite. "Tendre est la nuit" est un roman que nous n'avons décidément pas envie de quitter.
Tendre est la nuit, cruel est le jour ...
RépondreSupprimermême pas ;-)
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